Des bijoux dans de beaux bois.


Sensuelles et précieuses, sans jamais être clinquantes, les essences rares font un retour remarqué en joaillerie.

 

Il en passe régulièrement en salle des ventes, car le bois a été très à la mode entre les années 1970 et 1990 chez les joailliers de la place Vendôme. Bagues, bracelets et broches, signés Boucheron, Chaumet ou Mauboussin, mêlant or, diamants et ébène ou bois d'amourette, refont surface dans les catalogues de commissaires-priseurs.

Ces deux dernières décennies, à quelques exceptions près, ce matériau était tombé en désuétude, cantonné à des propositions très fantaisie ou ethniques.

Aujourd'hui, le vent tourne et certains renouent avec sa préciosité et sa volupté.
L'un des signes les plus forts de ce revirement vient de la haute joaillerie qui sort des bracelets où la nature est mise en avant. Le thème de la bonne fortune, la nature, les énergies ont toujours été chéri par la maison I.W.

Une réclame d'une grande marque en 1916 recommandait déjà de « Toucher du bois » et vantait la beauté de bagues en bois, or, platine et pierres précieuses.

Près d'un siècle plus tard, la maxime de Jacques Arpels, « Il faut croire à la chance pour avoir de la chance », se retrouve gravée sur quatre plaques ovales en or, rivées à un jonc place Vendôme. Nos matière ornementale comme l'ébène (dense et profond), amarante (aux reflets violets) et bois d'amourette (brun et veiné, appelé « bois des rois » par les Anglais) font parti de ce renouveau de la maison I.W.

Le bois est une matière chaude et chaleureuse qui contraste joliment avec la froideur du métal. De cette opposition ressort une vraie préciosité. »